Il y a des moments comme ça où j’ai la poisse. Comment ça des moments ? Oui, bon, j’ai régulièrement la poisse. Mais cette semaine particulièrement. En fait ça a commencé jeudi soir, où vu que l’on avait nos américains, V. nous a offert le restaurant. Pour changer on est allé à la villa corse. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un restaurant corse. Du coup le menu est original et très bon, ce qui ne gâche rien.
Comme d’habitude je demande à N. de m’emmener, histoire de se marrer un bon coup tous les deux. Maintenant il a à l’habitude et a prévu la demi-heure de marge (pour un trajet normal de 45 minutes). Après un parcours presque sans histoire, juste les tourniquets qui refusaient de prendre les tickets au passage RER/Metro, mais en fait ils étaient débloqués et que N. s’est trompé de deux arrêts sur la station où descendre. Du coup on est arrivé les premiers au restaurant. J’ai proposé à N. d’aller boire un verre avant parce que ce n’était pas possible que l’on reste les premiers. Il décide d’entrer directement dans le restaurant et au pire on boira en attendant les autres.
Seulement voilà, le serveur ne trouve pas de réservation … Comme ce n’est pas la première fois que cela lui arrive, il téléphone au second restaurant “la villa corse” et nous explique que la réservation est faite là-bas. Et là grand moment de solitude. Qu’est-ce qu’on fait on attend les autres la ? On va à l’autre ? Bien evidemment N. n’a le numéro de personne et moi je n’ai que celui de N. et de L. qui ne vient pas. Je pourrais trouver le numéro des autres dans mon ordinateur, mais l’allumer au milieu du restaurant, c’est quand même pas top. Heureusement F. arrive à ce moment et explique au serveur que si si tout le monde arrive ici. Bien gentil, il réussit à nous trouver une place dans son restaurant, ce qui à ses dires n’est pas toujours possible.
Sur le retour je me fais encore engueuler par N. parce que les escaliers roulant sont en panne. Comme si c’était de ma faute !
Vendredi, je me lève plus tôt histoire d’arriver pour une fois au boulot à l’heure et assister aux petit-déjeuner entre femmes organisé par ma sur-sur-chef. Bien entendu c’est le bus qui fait des siennes et je suis arrivée aussi tard que les autres jours.
Aujourd’hui dimanche départ pour Dresde pour la conférence IEEE. Billet dans la poche je me dirige confiante vers l’enregistrement. Un regard désespéré de l’hôtesse me fait comprendre qu’il y a un problème. Effectivement je n’ai pas de réservation, mon billet a été annulé par l’agence de voyage. Horreur et consternation. J’ai encore 1h30 pour changer ça. Téléphone portable en main, j’appelle l’agence qui bien évidemment est fermée le dimanche et pas de numéro d’urgence. Du coup j’appelle F. Au bout de 30 minutes a traîner sur internet, elle trouve le numéro “non-business hours”. Après un quart d’heure d’attente j’obtiens enfin une conseillère qui a un accent canadien à couper au couteau et un rhume carabiné. Mon dossier a été efface. Il n’y a aucune trace d’aucun de mes voyages précédents. Bref ils n’ont que mon nom et rien d’autre.
Au final, j’ai obtenu un billet qui part deux heures plus tard (a l’aller et au retour) et deux fois plus cher. Plus qu’une heure à patienter à l’aéroport.
Mon second vol n’a que 20 minutes de retard \o/. Par contre à l’arrivée, le taxi ne connaît pas l’hôtel mais l’adresse oui. Bien gentil, il m’accompagne dans la rue piétonne où il est situé et ne consent à m’abandonner qu’une fois l’hôtel trouvé. J’ai raconté l’histoire du restaurant corse. Ben l’hôtel à Dresde c’est pareil. L’adresse n’est pas la bonne. L’accueil est à 300 mètres (heureusement). Une fois les formalités remplies, je ne fais escorter à ma chambre qui est dans un autre immeuble situe entre ma première et ma deuxième étape hôtelière.
Heureusement la chambre est bien, baignoire, deux télévisions et 45 mètres carrés pour moi toute seule, du grand luxe.