Je suis une poissarde des transports, une vraie. Ca va de : l’intégralité des feux au rouge lorsque j’ai un train à attraper, les retards dans le métro, l’arrêt du RER pour cause d’inondation, 3h de retard de train entre Marseille et Lyon pour cause de neige au mois d’octobre, retard d’avion pour cause de tornade, ouragan …
La dernière fois que j’ai pris l’avion avec des collègues on a décollé de Copenhague pour atterrir à … Copenhague. Top, quoi. Il parait qu’on risquait de perdre une aile, enfin on n’a pas bien compris parce que les consignes étaient données en suédois puis en danois et dans un anglais très approximatif. Tout ce qu’on a compris c’était de ne pas s’inquiéter de la présence des pompiers sur la piste qui faisaient soit disant un exercice.
Depuis ce jour les collègues qui étaient avec moi ne veulent plus prendre l’avion avec moi.
Ma collègue F. (physicienne aussi), avec qui je partage le bureau m’a proposé de l’accompagner à Boston pour tout un tas de meeting. Elle a même réussi à convaincre notre chef de m’y envoyer aussi. Merci F.
Le problème c’est qu’elle est aussi (plus ?) poissarde que moi. La dernière fois, elle est restée 5h sur la piste à attendre qu’elle dégèle. Et euh … La fois d’avant ce fut pire. Son avion de retour pour la France décollait de Princeton le 11 Septembre 2001 dans l’après-midi. Bref pas d’avion et coincée une semaine aux USA.
Connaissant nos antécédants notre chef veut quand même nous accompagner. Soit il est inconscient, soit il pense que nos malchances vont se neutraliser, soit il tient à nos garder à l’œil.
