Globalement j’ai bien dormi, ce qui est plutôt rare chez moi une veille de départ. J’ai juste fait un rêve très étrange dans lequel j’arrivais à l’aéroport en ayant oublié mes bagages à la maison. Je sais que je suis tête en l’air mais pas à ce point. Rêve prémonitoire ? Il semblerait que non.
Le décollage de l’avion est prévu pour 13h40. Histoire de faire bonne mesure face à ma poisse habituelle je pars à 9h de chez moi pour être tranquille. La RATP prévoit environ 1h15 de trajet ce qui me laisse une très bonne marge.
Pour une fois rien à dire sur le service de la RATP. RER bondé, normal à cette heure en même temps. Par contre je me suis retrouvée à côté d’un SDF. Je ne pense pas être quelqu’un de trop délicat, mais là bonjour l’odeur. Et puis bien sûr impossible de changer de place. Malgré une bonne douche j’ai toujours l’impression que l’odeur me colle à la peau. Je ne prends pas souvent le RER aux heures de pointe, je suis chanceuse je crois.
Du coup je suis arrivée à l’aéroport avec plus de 3h d’avance. Un bon bouquin (Maya de Jostein Gaarder, vous savez l’auteur du monde de Sophie) et de la musique et tout se passe bien. Mes collegues (F. et mon chef V.) m’ont rejointe sur les coups de midi après m’avoir expliqué que F. avait dû subir une fouille en règle par les douaniers.
Un vol sans trop d’histoire, “seulement” 1h30 de retard au décollage parce qu’il y avait des bagages sans passagers, Comment cela est-il possible je me le demande encore. Le pilote étant très bon nous n’avons au final eu que 30 minutes de retard à l’arrivée.
Un fois l’atterrissage terminé, je me suis précipitée afin de sortir en même temps que mes collègues, 5 ou 6 rangs devant moi. Mais mon chef ne pouvait récupérer ses bagages car la porte du rangement était coincée. Il a fallu l’intervention d’un mécanicien et de son tournevis magique. Malgré cela il a réussi a sortir avant les derniers.
Pendant la file d’attente mes collègues me charrie en disant qu’il n’y a plus que moi qui n’ai pas eu de problème et ralenti les autres. Les oiseaux de mauvaises augures. Les douaniers décident d’ouvrir les guichets “USA only”. Il font avancer tout le monde et coupe juste derrière moi. Conclusion je suis la dernière à passer sur la file “USA only” et mes collègues les premiers à passer sur la file des étrangers … Sans commentaire.
Pfff. On arrive finalement à l’hôtel. Le gros quiproquo de la soirée, F. commence à enregistrer. Et quand je veux enregistrer le type me regarde bizarrement. Il pensait que nous n’avions qu’une chambre pour trois. Je vais peut-être devoir appeler F. maman … Une bonne rigolade qui me fais encore marrer. Je ne sais pas s’il pensais que j’étais avec mon chef ou pas …
Après une courte pause dans la chambre, balade dans Boston d’une heure trente. Ville sympathique et agréable, certains quartiers sont vraiment animées, d’autres nettement moins. J’y ai même trouvé un abri anti-atomique. Repas à l’hôtel et dodo. Je suis morte.
PS: pour l’instant un seul oubli de détecter, mon chargeur de téléphone portable (qui n’est pas tri-bande donc ne fonctionne pas aux USA). En fait non, j’ai juste pris le chargeur de mon mari qui en est très content …
